lundi 3 septembre 2018

Le vacarme des musiques douces

Je ne vais pas prétendre que c'est une caractéristique des Pays Baltes; simplement, quand on voyage, on est plus souvent dans l'espace public - et soumis à ses règles.

Il est en est une qui fait des ravages... auditifs!!!

Cette loi non écrite qui veut que - dans le moindre restaurant, le moindre café, le moindre espace touristique, les muezzins marchands diffusent de la musique douce (ou pas d'ailleurs) , pour combler une vacuité sonore vue comme anormale.

A la Bourse des valeurs, le silence n'est plus d'or... Complètement dévalué, il s'agit de la remplacer par une musique que je vous laisse le choix de qualifier:
  • d'ambiance
  • de fond
  • de supermarché
  • d'ascenseur
  • de remplissage
  • de chiottes
  • etc...
Insupportable, en tout cas !
Tellement que, lors de nos trajets en voiture (2400km à ce jour), nous n' avons même pas éprouvé le besoin d'écouter la radio de bord, comme si nous éprouvions le besoin de ménager nos tympans.

Tallinn ne fait pas exception à cette règle, et dans toutes les rues, vous trouvez bien une source sonore qui vous casse... les oreilles, pour ne pas dire plus.

Cet après-midi, après nous être balladés sur le génial chemin de ronde de Tallinn, au crin-crin de je ne sais quel guitariste sous-doué, voilà que tout à coup s'élève dans la rue un hymne familier: celui des 'Hare Krishna' ! Il ne manquait plus qu'eux !


Et pour rehausser cette symphonie, ne voilà-y-il pas que - à ce ce moment précis - je vois passer au-dessus de Tallinn... 2 avions de chasse !!
J'avais écrit hier que nous n'en avions encore pas vus... c'est chose faite !
Je ne saurais pas reconnaître un Rafale d'un Mig24... OTAN suspend ton vol, ou Poutine ? Je ne sais...
En tout cas le vacarme d'amour des Krishna couvert par les avions de guerre, ce n'est pas mieux que la musique de remplissage.

J'en étais là de mes réflexions quand - ayant repris notre chemin - il a fallu que nous croisions un énergumène diffusant dans une sono nasillarde les 'scies' internationales d'Edith Piaf - que je ne peux décidément plus entendre.
Si je ne savais - par un copain qui en souffre - ce que peut être le calvaire des acouphènes, je dirais que notre calvaire auditif quotidien est aussi exaspérant !!

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